Flash info RH : Agents en situation de handicap : quels sont vos droits et comment les mobiliser ?
Agents disposant d’une reconnaissance administrative de handicap au sein du ministère : quels sont vos droits et comment les mobiliser ?
MESSAGE AUX AGENTS
MESSAGE AUX AGENTS
Le 23 juin 2026
Faire évoluer nos représentations et notre regard sur le handicap au travail font partie des enjeux pour lesquels le ministère chargé de l’agriculture (MAASA) se mobilise dans le cadre de son Plan Handi-Cap et inclusion 2023-2025, dans une démarche d’égalité et d’inclusion, qui donne la primeur aux compétences.
Avant tout, rappelons et partageons quelques principes qui seront utiles pour tout un chacun : collègue, encadrant, gestionnaire RH, agent concerné.
Quels sont les droits associés à la reconnaissance de situation de handicap au travail ?
- Des modalités de recrutement spécifiques : possibilité d’aménagement des épreuves des examens et concours, recrutement par voie contractuelle spécifique donnant vocation à titularisation (article L 352-4 du Code général de la fonction publique), dispositif expérimental de détachement pour promotion sur un corps ou cadre supérieurs (déployé en 2025 et 2026 au MAASA pour les corps administratifs et techniques).
- L’aménagement du poste de travail : prise en compte les besoins spécifiques de l’agent pour adapter son poste de travail, sur prescription du médecin du travail [1] qui détermine l’aménagement nécessaire (technique, matériel, humain ou organisationnel).
Soutien financier à l’aménagement du poste de travail
Pour soutenir la mise en place de l’aménagement des situations de travail, un dossier de financement peut être adressé auprès du Bureau de l’action sanitaire et sociale (BASS) / pôle handicap du ministère, dès lors que l’agent concerné est rémunéré par le ministère.
- Un accompagnement externe : possibilité de faire appel à l’expertise du Cap emploi du département qui propose un accompagnement individualisé, à la fois pour l’agent et son employeur, permettant de définir précisément les adaptations à mettre en place, avec l’appui, le cas échéant, de prestataires spécialisés (appuis spécifiques par familles de handicap, dispositif emploi accompagné, études ergonomiques approfondies).
- Formations spécifiques au handicap : sur avis du médecin du travail [1], possibilité de bénéficier de formations spécifiques destinées à l’apprentissage de techniques complémentaires (apprentissage de la langue des signes, de la lecture labiale, du braille, etc.), ou bien encore de formations à l’utilisation de matériels et de logiciels adaptés, par exemple aux troubles Dys.
- La portabilité des équipements : cette disposition contribue à l’adaptation du poste de travail de l’agent en situation de handicap, lors d’une mobilité professionnelle interne ou externe (excepté si le coût à supporter sur le nouveau poste de travail est supérieur à celui qui résulterait de l’adaptation).
- Les aménagements d’horaires : pour faciliter l’exercice professionnel ou le maintien dans l’emploi, ils sont prescrits par le médecin du travail en tenant compte des nécessités de fonctionnement du service, en lien avec le responsable hiérarchique.
- Le télétravail médical : il s’agit de modalités dérogatoires à la règle des deux jours de présence sur site, à la demande de l’agent dont l’état de santé ou le handicap le justifient, après avis du médecin du travail.
- Le temps partiel : l’agent qui en fait la demande en bénéficie de plein droit après avis du médecin du travail, le niveau de rémunération est alors proportionnel à la quotité de travail accompli.
- Le suivi médical renforcé : à la demande de l’agent, ce dernier peut bénéficier d’une visite médicale par an. La fréquence de ces visites peut être revue à la hausse, sur proposition du médecin du travail.
- La priorité de mutation, sous réserve des nécessités de fonctionnement du service.
- Le départ en retraite anticipée, sous conditions : cette mesure concerne le fonctionnaire en situation de handicap justifiant d’un taux d’incapacité de 50% et d’une durée d’assurance cotisée minimum.
[1] : Pour la prescription relative à l’aménagement du poste de travail, le médecin agréé peut être mobilisé dès lors qu’il n’y a pas de médecin du travail.
Pour qui ?
Contrairement aux idées reçues, il existe plusieurs catégories de bénéficiaires de l’obligation d’emploi (BOE) qui permettent d’être reconnu comme travailleur en situation de handicap :
- La personne disposant d’une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) attribuée par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) ;
- Les victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles ayant entraîné une incapacité permanente au moins égale à 10 % et titulaires d’une rente ;
- Les titulaires d’une pension d’invalidité avec une invalidité supérieure à 66 % ;
- Les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
- Les titulaires de la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « invalidité » ;
- Les titulaires d’une allocation temporaire d’invalidité (ATI) ;
- Les agents qui ont été reclassés (suite à une inaptitude) ou qui bénéficient d’une Période préparatoire au reclassement (PPR).
Focus sur le reclassement professionnel et la PPR suite à une inaptitude
L’agent ayant fait l’objet d’un changement d’affectation pour raison de santé (inaptitude aux fonctions du poste), d’un reclassement professionnel (inaptitude aux fonctions du grade) ou d’un placement en Période de préparation au reclassement (PPR) peut obtenir la qualité de bénéficiaire de l’obligation d’emploi dès lors qu’il dispose des justificatifs requis.
>> Pour en savoir plus, consulter la note de service 2025-593 « L’accompagnement au reclassement des agents fonctionnaires déclarés inaptes à l’exercice de leurs fonctions », publiée le 18 septembre 2025 par le ministère chargé de l’agriculture.
Comment procéder à l’actualisation de sa situation ?
Communiquer sur son statut de bénéficiaire de l’obligation d’emploi relève avant tout d’une démarche personnelle et volontaire de l’agent.
Celle-ci s’effectue auprès du gestionnaire RH de proximité en lui adressant une copie de la pièce justificative de reconnaissance administrative du handicap, qu’il s’agisse d’une première attribution ou d’un renouvellement (à durée limitée ou définitive. Le ou la référente handicap de proximité peuvent également être mis en copie de cette transmission.
Le gestionnaire RH pourra ainsi actualiser le profil de l’agent dans le SI RenoiRH, en suivant le mode opératoire d’enregistrement des données « handicap » dans RenoiRH disponible sur l’intranet du ministère (également proposé sur Chlorofil).
Point d’attention : pour les nouveaux arrivants ayant la qualité de Bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi, pensez à communiquer cette information auprès du gestionnaire RH.
Plus d’informations à consulter
- Différentes catégories de bénéficiaires de l’obligation d’emploi dans la fonction publique
- Site internet du Ministère dédié aux situations de handicap
- Rubrique « Handicap et emploi », intranet du ministère en charge de l’agriculture
- Rubrique « Handicap et emploi », site Chlorofil (professionnels de l’enseignement agricole)
- Rubrique "Connaitre ses droits"
- S’informer sur la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH)
- Guide 2025 du temps partiel dans la fonction publique, DGAFP ;
- Plateforme de l’Etat "Mon parcours handicap", rubrique "Aides et démarches"
- Site du Service des Retraites de l’Etat, « Je suis fonctionnaire et atteint d’un handicap »
- Courriel de la boîte fonctionnelle du pôle handicap du Bureau de l’action sanitaire et sociale, du SRH du ministère : pole-handicap.sg@agriculture.gouv.fr
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