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« Mon collègue est malvoyant/aveugle. Comment dois-je me comporter ? »

Chaque individu est unique, chaque cas de malvoyance est particulier. Les atteintes peuvent être très différentes et deux personnes ayant les mêmes capacités visuelles, n’ont pas la même vision fonctionnelle. C’est à dire que les aménagements qui seront adaptés à l’une, ne conviendront pas à l’autre.

Information la plus claire possible
Une personne malvoyante connaît d’immenses difficultés, sa vision reste très limitée, mais elle reste une personne voyante. Une personne aveugle, elle, a totalement perdu la vue, mais peut « voir » autrement. Son appréhension du monde se fait principalement avec d’autres sens : l’odorat, le toucher, l’ouïe.

Il est donc nécessaire de les solliciter pour lui apporter l’information la plus claire possible.
Par exemple, on lui indiquera avec précision, par des repères spatiaux et sonores l’emplacement d’un objet (en haut à droite, devant), le manipuler pour qu’il soit repéré par une texture ou une sonorité.
En s’adressant à la personne, on veillera à l’appeler par son nom ou lui toucher le bras, à s’annoncer et signaler son départ.

Anticiper autant que possible

Un environnement non adapté se révélera potentiellement dangereux pour une personne handicapée visuelle.
Il est important d’anticiper autant que possible les éventuels obstacles et de l’en avertir pour qu’elle se sente en sécurité et ne soit pas surprise :« Il y a un escalier devant vous », « La rampe se trouve sur la gauche », « Attention, nous tournons à la droite »…

Veillez à ne pas laisser de portes entre-ouvertes ni de casiers tirés, de tiroirs ouverts, d’obstacles divers sur son passage (fils électriques, lampadaires halogènes, porte-manteaux, chaises…).
Enfin, il est important de laisser chaque chose à sa place pour ne pas bouleverser ses repères.
Il est préférable de laisser la personne ranger et classer ses affaires elle-même et organiser un espace de travail dans lequel elle pourra se retrouver.